Assemblage inédit d’acteurs et actrices de la société civile, du monde agricole et de la finance solidaire, le mouvement Terre de Liens tire son originalité de l'articulation entre un réseau associatif actif dans toute la France, une entreprise d’investissement solidaire et une fondation reconnue d’utilité publique.
Partout en France métropolitaine, Terre de Liens agit pour préserver les terres agricoles. Découvrez notre réseau de fermes.
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Publié le 16 juin 2026 , mis à jour le 16 juin 2026
Merci à Claire pour son engagement
A Terre de Liens, nous devons beaucoup à nos bénévoles qui s'engagent aux côtés des salarié.es pour transformer la société. Claire a accepté de témoigner de son engagement.
Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Claire, j’ai bientôt 60 ans. Je suis retraitée, maman de trois filles et grand-mère de trois petits-fils.
Après un BEPA Accueil en milieu rural, puis un bac G2 (comptabilité), j’ai intégré l’Éducation nationale comme auxiliaire de bureau. J’y ai ensuite passé les concours d’adjoint puis de secrétaire. J’ai travaillé pendant plusieurs années dans des établissements scolaires et des services administratifs avant de prendre ma retraite à 56 ans, grâce à une disposition qui n’existe plus aujourd’hui.
Ce départ anticipé m’a permis d’expérimenter le woofing en France, une expérience très enrichissante dans des lieux variés : chez des maraîchers dans le Sud-Berry, dans une abbaye, un monastère bouddhiste ou encore un château. Cela m’a aussi donné davantage de temps pour m’investir dans le bénévolat… et finalement trouver ce que je considère aujourd’hui comme ma mission de vie.
As-tu une citation qui te représente ?
En réalité, il y en a deux qui correspondent bien à ma philosophie de vie.
« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »
— Mark Twain
Et une autre, d’auteur inconnu :
« Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis. »
J’aime être dans l’action et essayer de concrétiser mes idées, même si j’apprends encore chaque jour à rester mesurée… car les idées fusent parfois !
Pourquoi t’engager à Terre de Liens ?
J’ai entendu parler de Terre de Liens lors d’une réunion dans un collège, quand le principal a évoqué les actions de l’association.
Depuis l’adolescence, je suis sensible à la protection de la planète. Protéger les terres agricoles de l’artificialisation et permettre l’installation de porteurs et porteuses de projets me semble essentiel pour défendre une agriculture et une alimentation saines et biologiques.
Avec Catherine, rencontrée dans une AMAP, nous avons participé en 2016 à une assemblée générale de Terre de Liens. Nous avons ensuite proposé de relancer le groupe local du Cher, qui était alors en sommeil. Je me suis d’abord engagée comme adhérente, puis comme actionnaire, avant de devenir bénévole et aujourd’hui co-référente du groupe local.
Après une formation pour les nouveaux bénévoles à Blois, l’aventure a vraiment commencé. Depuis deux ans, de nouveaux bénévoles nous ont rejoints, ce qui renforce notre dynamique.
En quoi cet engagement est-il enrichissant ?
Au début, je tenais surtout des stands pour rencontrer le public, souvent lors d’événements paysans. Cela m’a permis de découvrir les paysans et paysannes du département et d’admirer l’énergie et l’enthousiasme qu’ils mettent dans leur projet de vie.
J’ai aussi participé à l’état des lieux de deux fermes avant leur acquisition par Terre de Liens.
Il y a quelques années, je me suis demandé quelle était ma raison d’être. Aujourd’hui, je crois avoir trouvé un mot qui me correspond : le lien.
Je me sens comme un lien entre Terre de Liens, les partenaires, le public… et bien d’autres personnes encore.
Qu’est-ce qui t’attire dans ce projet ?
L’espoir d’un changement de paradigme, d’une évolution des mentalités suivie d’actes concrets.
Seul, on peut faire peu de choses. Mais ensemble, convaincus et organisés, on peut faire bouger les lignes. La dynamique d’un groupe local est très importante. C’est pour cela que j’ai accepté d’être co-référente avec Frédéric : travailler en binôme permet de partager les responsabilités et de ne pas décider seul.
Un projet qui te touche particulièrement ?
Depuis quelques années, je constate que l’association s’ouvre davantage aux collectivités locales pour les sensibiliser aux enjeux du foncier agricole.
Au début, j’étais un peu hésitante à l’idée de contacter des élus. Mais je me rends compte que certains maires sont très ouverts au dialogue. J’apprécie aussi beaucoup les échanges et débats organisés autour des films du festival Alimenterre.
Que dirais-tu à quelqu’un qui n’ose pas s’engager ?
Nous n’avons qu’une vie. Souvent, nous sommes pris par notre travail, notre vie familiale et nous pensons ne pas avoir le temps.
Mais si, au fond de vous, vous avez envie d’apporter votre pierre à l’édifice… ou plutôt d’être comme le colibri qui fait sa part, alors il faut oser nous contacter.
Les salariées de Terre de Liens sont là pour accompagner les bénévoles, répondre aux questions et proposer des formations. Et chacun peut trouver une manière de s’engager qui lui correspond.
Le bénévolat à tout âge, est-ce possible ?
Bien sûr ! C’est surtout une question d’envie et de priorités.
Personnellement, je suis engagée dans le milieu associatif depuis mes 20 ans : associations de parents d’élèves, association de quartier, Secours populaire… avec toujours le sentiment d’être utile.
Aujourd’hui, étant retraitée, j’ai plus de temps. Alors je pose la question : vous ai-je convaincu ?
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